Page:Basset - Nouveaux Contes berbères, 1897.djvu/177

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L’anneau magique (206).
(Mzab).

Le père d’un jeune homme mourut, lui laissant un lévrier, un chat et un oiseau. Sa mère visitait les maisons en disant la bonne aventure. Le fils parcourait la plaine avec ses bêtes. Quand il voyait un rat de rochers, il lançait sur lui son chat ; quand il rencontrait une gazelle, il lâchait contre elle son lévrier ; quand il apercevait des oiseaux, il lançait le sien contre eux.

Un jour, il alla près d’un silo où il trouva un Juif qui lui dit : « Je te donnerai un charme. » Il le fit et l’emmena vers une mer de lumière et ajouta : « Ferme les yeux, » Puis il continua : « Quand tu seras en bas, rassemble ton courage et apporte l’argent, nous partagerons. » Le jeune homme trouva