Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/153

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LE VOYAGEUR, (pendant le tumulte.)

Tu veux en découdre ?

(Don Juan, dans une courte lutte, met l’homme à terre. Alonso se précipite, les sépare et s’adresse aux autres qui continuaient leur danse, pendant qu’Inès poussait quelques « anda » pour les exciter.)

ALONSO.

Je vous en conjure !… Vous ne voyez pas que mon ami est malade !… Il perd le sens… Laissez-moi seul avec lui !… Voyons… là… du calme… Tout doux !…


L’HORLOGER.

Ce n’est pas une raison pour être grossier avec le beau monde !


ALONSO.

Soyez indulgents, mes amis…


LE VOYAGEUR.

Il fallait donc le dire qu’il battait la campagne !…


RÉCAPO.

C’est bon, c’est bon !… on s’en va…


LE DRAPIER.

Ah ! Mariano de malheur !…


L’HORLOGER.

Voyez ou mènent les mauvaises lectures…


LE DRAPIER.

Chevalier de la Vieille-Figure !…

(Alonso a refermé la porte sur eux. Déjà Don Juan est à la porte de la rue où Inès vient de s’enfuir durant le tumulte.)