Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/183

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.




Scène II


(Quand ils sont sortis, une porte au fond, qui s’était entrebâillée depuis un instant, s’ouvre complètement. Une jolie femme, élégamment chapeautée, apparaît. Elle est accompagnée d’une femme moins élégante, à laquelle elle enjoint de se cacher derrière un paravent ; puis, preste, elle monte l’escalier intérieur et va se cacher dans la loggia. Barnac revient.)

MARTHE, (de là-haut, imitant la voix de Monseigneur.)

Un soir viendra, Monsieur Barnac !… Un soir viendra !… Coucou ! Ah ! tu reçois des curés, maintenant !


BARNAC.

Qu’est-ce que tu fais, là-haut ?


MARTHE.

Nous entrions juste au moment où l’évêque s’en allait en proclamant le nom de mon parfum ! J’avoue que ça m’a impressionnée ! (Descendant quatre à quatre.) Me voilà ! Me voilà ! Miss, sortez de votre cachette…


BARNAC, (la recevant dans ses bras.)

Bonjour, la petite cocotte en sucre rose… Bonjour, Marthon, tontaine et tonton… Bonjour Miss.


MARTHE.

Bonjour, mon chéri… Tu m’aimes encore, depuis hier.


BARNAC.

Depuis mon chocolat de ce matin, c’est inouï ce que ça augmente.