Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/313

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GENIUS.

C’est la postulante en tout cas !… Avoue !… Il y a bien eu entre vous deux…


BARNAC.

Indiscret !… (Nouveau geste désabusé.) Bah !… si peu !…


GENIUS.

Alors… comme je te l’ai conseillé tant de fois : marie-toi.


BARNAC.

Le mariage sans les enfants…


GENIUS.

Eh bien ?


BARNAC.

Flatteur !… Mais mon opinion est irréductible : passé quarante-huit ans, un homme n’a plus le droit de reproduction… Copyright !


GENIUS.

D’ailleurs, tu n’as jamais aimé les enfants…


BARNAC.

Tu te trompes ; j’en ai aimé deux très tendrement…


GENIUS.

Par extension… à cause de la mère.


BARNAC.

Pas seulement à cause de ça… parce qu’ils riaient et que c’étaient des enfants bons enfants.


GUÉRIN, (après avoir donné les conseils suprêmes à Mabella, se rapprochant.)

Quoi qu’il dit ?