Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/199

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travaille, car il faut me remettre au travail ; nous ne sommes pas riches… Mais la navette entre Cannes et Paris est très commode, en somme… Je passerai un bon bout de temps à tes côtés…


LOLETTE.

Et ici, Pierre, à Paris, tu penses continuer à la voir ?


BERNIER, (un temps.)

Je t’affirme, je te jure que je me consacrerai à toi, que je te soignerai avec tout mon dévouement… Tu auras de ma vie une part large, considérable. Pour le reste, compte sur l’avenir qui est une chose obscure, mais qu’on peut diriger… Laisse-m’en la charge… et surtout, oh ! surtout ! ne transforme pas le sacrifice que je te consens de grand cœur en une obligation… irritante.


LOLETTE.

Que veux-tu ?… Tout ce que tu me dis est excellent et très charitable. Je vois bien tout ce que tu fais pour moi, je t’en remercie, mais on ne peut rien dire de plus terrible !… Il n’est pas une seule de tes paroles qui ne crie : « Je ne t’aime plus ! »


BERNIER, (avec un mouvement d’impatience.)

Ah !


LOLETTE.

Quoi ?


BERNIER.

Qu’est-ce que ça fait ?