Page:Baudelaire - Lettres 1841-1866.djvu/29

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Je joins à ceci la protestation que vous m’avez demandée au sujet du billet de complaisance.

Vous me rendrez cette lettre.



A MONSIEUR ANCELLE


[Dijon.] Le 12 Janvier 1850.


… Tout ceci, bien entendu, ne fut pas dit dans un français aussi propre, mais c’est le sens très exact.

L’ami en question est M. T, jeune homme excessivement honnête. Remarquez bien que je ne vous livre ce nom que pour que vous vous en serviez contre cet homme, parce que, jusqu’à présent, vous étiez mal instruit de toute cette affaire.

Cet homme arrive chez vous ; à vous, il parle d’un ami, pour qui j’ai répondu. Il fallait en effet tâcher d’expliquer son affaire.

Puis, il écrit à ma mère. Ici, c’est autre chose. Il n’est plus du tout question d’ami. C’est moi qui dois tout. Il y a donc contradiction. Cela suffirait à un juge d’instruction pour se former un jugement. Sa lettre est fort doucereuse. Force compliments sur ma personne et grand souci de mon honneur. Je ne lui ai jamais parlé de ma mère, de Turquie, ni de retour en France. Tout cela est un poème arrangé pour soutenir son affaire. Ne m’a-t-il pas dit dans la colère, le 29 Novembre : J’ai pris des