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devaient puissamment l’émouvoir, Hanovre, et, tout près de là, Hildesheim, qui l’impressionna vivement comme en témoignent certains poèmes en prose publiés dans la Société Nouvelle.

En Espagne, où il alla deux ou trois fois, piloté par Dario de Regoyos, le tempérament d’une race primitive et colorée devait lui offrir maintes séductions. Il avait l’Espagne « dans le sang » : ceci, au figuré bien entendu, car la proportion de sang espagnol coulant aux veines flamandes est probablement fort minime, sinon presque nulle. Verhaeren eut en Espagne la sensation d’être « comme chez lui », dans la patrie de son art féroce et paroxyste. J’imagine que, s’il tentait aujourd’hui la même expérience, la sensation serait autre. En ce temps-là, Avila et Siguensa en Castille, Haro dans la province de Rioja, le frappèrent particulièrement. Et il connut surtout l’Espagne des petites villes et des bourgades, recherchant les lieux où il pouvait coudoyer les gens du peuple, les paysans, les toreros, les muletiers, c’est-à-dire les vrais autochtones.


L’artiste est parvenu à son époque plénière. Devant nous se dressent ces trois chefs-d’œuvre — les Villes Tentaculaires, les Visages de la Vie, les Forces Tumultueuses, — sans parallèles absolument dans la poésie environnante et dont le faisceau suf-