Page:Beauchamp - Mémoires secrets et inédits pour servir à l’histoire contemporaine, tome 2.djvu/324

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

nouveaux dangers, je vais écrire ce que je peux vous accorder, au risque même de dépasser mes pouvoirs. » Prenant alors la plume, il rédigea sept articles, dont le plus remarquable fut celui qui accordait aux émigrés, non plus par des instructions adressées à ses propres généraux et susceptibles d’être interprétées ou révoquées, mais par une clause expresse, la permission de se retirer soit en Suisse, soit en Angleterre, soit en Amérique, et dans un délai qui n’était pas limité.

Dans aucun de leurs traités les puissances de l’Europe n’avaient rien stipulé d’aussi favorable pour des hommes toujours abandonnés et voués au malheur à cause de leur fidélité.

N’ayant plus rien à obtenir, madame de Turpin prit congé de Hoche, qui la pressa de faire consentir les chefs à une reddition prompte s’ils ne voulaient pas s’exposer à la destruction totale de leur parti et à la dévastation de la province. Le lendemain il écrivit au vicomte de Scépeaux pour l’inviter