Page:Beauchamp - Mémoires secrets et inédits pour servir à l’histoire contemporaine, tome 2.djvu/326

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madame de Turpin, ce pays, si long-temps déchiré et si long-temps malheureux, vous doit son repos, madame, et tous les Français vous doivent des hommages. Que désirez-vous que je fasse maintenant ? — Général, répondit-elle tout émue et ne pouvant plus retenir ses larmes, je n’ai rien à vous demander pour moi, mais en grâce faites ouvrir les prisons à tous ceux qu’on y retient comme insurgés, ou à raison de leurs opinions politiques. »

Hoche s’adressant aussitôt à ceux de ses officiers qui commandaient à Angers, à Laval, à Château-Gonthier, leur prescrivit de lui faire un prompt rapport sur les détenus susceptibles d’être mis en liberté. On se sépara après qu’il eut nommé le général Gratien pour veiller à l’exécution du traité.

Il ne restait plus qu’à poser les armes. M. de Scépeaux et ses officiers motivèrent leur adhésion à la paix par la proclamation suivante : « Compagnons d’armes ! tant que nous avons cru pouvoir rétablir par la