Page:Bergerat - Contes de Caliban, 1909.djvu/38

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UN CAS DE PSYCHOMANCIE


Je pense que les prodiges psychiques réalisés en ce moment devant les sociétés savantes par Mrs Pipers, médium extraordinaire et truchement terrestre de l’âme du feu docteur Phinuit, de Lyon, m’autorisent enfin à vous conter l’histoire de ma vieille amie, l’excellente Mme Arpajou, d’ailleurs décédée l’an dernier entre mes bras.

Cette histoire, que je suis seul à connaître, je ne la narrais qu’aux initiés de l’occultisme, et de préférence à ceux qui croient à la survie. Il y en a : ce sont les féroces. Ceux-là ne savent pas quels drames terrifiants ils ajoutent à nos drames sublunaires. Qu’ils en jugent sur le cas de la bonne Mme Arpajou.

Delphine Arpajou, jusqu’à quarante ans, mettons trente-cinq, avait été l’une des plus char-