Page:Bergerat - Contes de Caliban, 1909.djvu/89

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LE SIEUR « ON »


Je sortais de Saint-Cyr, et sur un assez beau rang, entre parenthèse, le bon cinquième de la liste, et j’avais, avec les camarades, festoyé ce succès par un déjeuner dînatoire aux alentours du Palais-Royal. On était encore à la belle saison et, comme nous n’avions pas laissé que de faire sauter force bouchons sonores à diverses santés concurremment chères, nous éprouvions le besoin, selon le mot de mon cousin Charles, de nous « évaporer dans la verdure ». Le vieux jardin des Tuileries étant le plus proche, nous y allâmes à la file, et lorsque nous y fûmes, nous nous dispersâmes sous les marronniers.

Inutile de vous dissimuler que j’étais un peu étourdi par l’abus inusité du vin de joie. Mon cousin, qui s’en était aperçu, jugea amica et sage de me tenir compagnie : « Marchons,