Page:Berlioz - Voyage musical en Allemagne et en Italie, II, 1844.djvu/48

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36 VOYAGE MUSICAL

Les petits oiseaux se réveillent ; solo de flûte, trilles de violons.

Les petits ruisseaux murmurent, solo d’altos. Les petits agneaux bêlent, solo de hautbois. Et le crescendo continuant, il se trouve que quand les petits oiseaux, les petits ruisseaux et les petits agneaux ont été entendus successive-» ment , le soleil est au zénith , et qu’il est midi tout au moins. Le récitatif commence : t Déjà le jour naissant, etc. » Suivent, le premier air, le deuxième récitatif, le deuxième air, le troisième récitatif et le troisième air où le personnage expire ordinairement, mais où le chanteur et les auditeurs respirent. M. le Secrétaire-Perpétuel prononce à haute et intelligible voix les noms et prénoms de Fauteur, tenant d’une main la couronne de laurier artificiel qui doit ceindre les tempes du triomphateur, et de l’autre une médaille d’or véritable qui lui servira à payer son terme avant le départ pour Rome. Elle vaut 160 francs -j’en suis certain. Le lauréat se lève : Son front nouveau tondu , symbole de candeur Rougit, en approchant, d’une honnête pudeur. Il embrasse M. le Sécrétai rerPerpétuel. On applaudit un peu. À quelques pas de la tribune de