Page:Binet - Henri - La fatigue intellectuelle.djvu/213

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On voit d’abord que la quantité d’urine est plus considérable les jours de travail intellectuel que les jours de repos ; au contraire elle est bien inférieure les jours de travail musculaire ; ceci tient probablement à une transpiration abondante pendant le travail musculaire.

L’acidité de l’urine ne varie pas sous l’influence du travail intellectuel, et elle augmente considérablement à la suite d’un travail musculaire.

La quantité d’urée augmente après les deux genres de travaux, mais cette augmentation est plus forte sous l’influence du travail intellectuel.

La quantité d’acide urique ne varie pas après le travail intellectuel, elle augmente sous l’influence du travail musculaire.

L’acide phosphorique augmente à la suite d’un travail intellectuel, il diminue un peu après un travail musculaire.

Il en est de même pour l’acide sulfurique.

La quantité de chlore diminue après un travail musculaire et elle diminue encore plus après un travail intellectuel.

Les variations de chaux, de magnésie et de potasse sont très faibles.

Tels sont les résultats obtenus par Byasson. Il faut d’abord remarquer qu’il s’était soumis à un régime alimentaire très artificiel, et on peut se demander si sous un autre régime il aurait obtenu des résultats analogues aux précédents. De plus, les méthodes d’analyse employées par l’auteur ne sont pas très exactes, de sorte que l’on ne doit tenir compte que des variations assez fortes.

Wood [1] fit des expériences sur lui-même en 1869 ; il étudia surtout les variations dans la quantité d’acide phosphorique, et il distingua l’acide phosphorique uni aux terres de celui qui est uni aux métaux alcalins.

  1. Wood. Recherches sur l’influence de l’activité cérébrale sur l’excrétion de l’acide phosphorique par le rein (Proceedings of the Connecticut médical Society, 1869).