Page:Binet - Henri - La fatigue intellectuelle.djvu/307

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et ainsi de suite ; le tableau ci-dessus indique ces différents nombres pour les différentes dictées :

Le nombre d’élèves est toujours égal à 51 ; on voit par exemple que le matin avant les classes il y a eu 37 élèves qui n’ont fait aucune erreur, 7 élèves en ont fait une, 2 élèves ont commis chacun deux fautes, 2 en ont commis chacun trois, enfin un élève a fait quatre fautes et 2 élèves en ont fait chacun six. Si on examine le tableau on remarque qu’après le travail intellectuel le nombre d’élèves sans fautes diminue, et il diminue d’autant plus que le travail a été plus long ; en somme, les mêmes résultats sont obtenus qu’avec la première méthode dans laquelle on compte le nombre total d’erreurs commises par toute la classe.

Mais il est intéressant de voir que non seulement après un travail intellectuel le nombre d’élèves qui n’ont pas fait de faute diminue, et le nombre de ceux qui ont fait des erreurs augmente, mais encore que la qualité de la dictée diminue aussi de valeur ; ainsi avant les classes le nombre maximum d’erreurs qui a été commis est égal à 6 et après deux heures de classe le nombre maximum d’erreurs dans une dictée est de 8, ce qui indique qu’il y a une baisse générale dans la valeur des copies : ceux qui ont mal fait avant les classes font encore plus mal après les classes. L’influence produite par la gymnastique est aussi très marquée. En somme, cette méthode de calcul confirme complètement les résultats obtenus par la première méthode.

Nous avons terminé l’exposition des recherches faites par la méthode des dictées ; nous y reviendrons encore une fois lorsque nous aurons passé les autres méthodes en revue.