Page:Bloy - Histoires désobligeantes.djvu/173

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acceptée sur ce mange-cœur, dont les boutons de culotte, montés en pendant d’oreilles, sont regardés, à l’heure présente, comme d’inestimables joyaux.

— Mon cher monsieur, répondit la Sage-Femme, vous n’y êtes pas du tout. Je n’ai point assisté à la mort de cette crapule, mais je peux vous assurer qu’il n’y eut jamais d’Ixion plus cruellement châtié. Imaginez tout ce qu’il vous plaira, vous n’arriverez jamais à cette horreur. Asseyez-vous donc sur ce fœtus qui vous tend les bras et prêtez-moi votre attention. J’ai, ce matin, l’humeur narrative.



Le marquis Hector était un bel homme, c’est certain, et il avait toute la mine d’un grand seigneur. Ses envieux n’ont jamais trouvé moyen de le nier. Il était si différent de la multitude qu’aussitôt qu’il apparaissait, tout le monde avait l’air de se ressembler.

Il aurait pu se faire voir en public pour de l’argent, comme un vrai monstre. Il se contenta de se faire voir en particulier pour des sommes considérables que, d’ailleurs, il plaçait avec un extrême soin dans les entreprises les plus sérieuses. On sait le flair de spéculateur qu’il manifesta au milieu des pires complications.

Mais cela est d’un intérêt médiocre. À une époque