Page:Bloy - La femme pauvre.djvu/373

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par qui fut administrée Clotilde. Celle-ci le regarde avec une grande douceur et se prépare à l’écouter. Qui sait si ce « serviteur inutile » ne va pas lui donner précisément le secours dont elle a besoin ?

Quelle occasion, d’ailleurs, de parler à des pauvres, à des gens qui souffrent ! Ce dimanche est le XXIe après la Pentecôte. On vient de lire l’Évangile des deux Débiteurs.


« Le royaume des cieux est comparé à un Roy, lequel voulut faire compte avec ses serviteurs.

« Et quand il eut commencé à faire compte, on luy en présenta un qui luy devoit dix mille talents.

« Et d’autant qu’iceluy n’avoit de quoy payer, son Seigneur commanda que luy, et sa femme, et ses enfants, et tout ce qu’il avoit, fust vendu et que la debte fust payée.

« Parquoy ce serviteur, se jettant en terre, le supplioit, disant : Seigneur, aye patience envers moy, et je payeray tout.

« Adonc le Seigneur de ce serviteur, esmeu de compassion, le lascha, et luy quitta la debte.

« Mais quand ce serviteur fut party, il trouva un de ses compagnons en service, qui lui devait cent deniers : lequel il saisit, et l’estrangloit, disant : Paye-moy ce que tu dois.

« Et son compagnon en service, se jettant à ses pieds, le prioit, disant : Aye patience envers moy et je te payeray tout.