Page:Bloy - Le Salut par les juifs, 1906.djvu/143

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XXIX


Parmi tous les préjugés ou congénitales opinions dont la multitude s’accommode, il n’existe rien de plus fortement rivé dans l’âme chrétienne que le lieu commun surbanal qui consiste à expliquer la fameuse cupidité juive et l’instinct de mercantilisme universel du peuple errant par un rigoureux décret qui le châtierait ainsi d’avoir trafiqué de son Dieu.

Incontestablement, à partir de la vendition du Christ où cet instinct se déchaîna, les Juifs ont été fixés dans leur infidélité, juste au point mathématique où se consommait ignoblement leur vocation de dépositaires des prophéties ; — de même que tous les hommes, d’après la