Page:Boissy-Oeuvres de Théâtre de M. Boissy. Vol.2-1773.djvu/192

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Et de cet entretien je reviendrai m’instruire.


MONTVAL.

J’aurai bientôt l’honneur de vous en informer ;
Et sur l’événement vous pouvez vous calmer,
Il sera très-heureux, c’est moi qui vous le jure.


LA MARQUISE.

Je sors moins agitée, & ce mot me rassure.

(Elle sort.)



Scène IV.

MONTVAL, LISETTE.



LISETTE.

J’ai tenu ce propos, afin de l’écarter.
Lucile, à ce sujet, ne veut rien écouter,
Et de tout Médecin elle fuit la présence.


MONTVAL.

Mais tu sais que son mal est de ma compétence,
Tu devois l’éclaircir et détromper son cœur.


LISETTE.

Je l’ai tenté sans fruit. Son aveugle douleur,
Quoi que j’aie avancé, n’a pas voulu me croire.
Votre retour, Monsieur, lui paroît une histoire
Imaginée exprès pour calmer son esprit.
Un songe l’a beaucoup agitée cette nuit.


MONTVAL.

Je n’ai qu’à me montrer pour démentir ce songe,
La vérité d’abord détruira le mensonge.


LISETTE.

Ce moment est critique. Il vous sera plus doux,
Tout bien examiné, de le filer pour vous ;
Il seroit dangereux de le brusquer pour elle.
Monsieur, d’une façon plus sage & plus nouvelle,