Page:Boissy-Oeuvres de Théâtre de M. Boissy. Vol.2-1773.djvu/201

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Scène VII.

LUCILE, MONTVAL, CLÉON, LISETTE, CHAMPAGNE.



CLÉON, au fond du théâtre.

Je veux rendre la joie à toute la maison,
Faire rire Lucile, égayer le Baron :
Mais je vois-là quelqu’un qui ressemble à Lisette.


LISETTE.

Oui, c’est elle, Monsieur, votre santé ?


CLÉON.

Oui, c’est elle, Monsieur, votre santé ?Parfaite.
Et celle de Lucile ?


LISETTE.

Et celle de Lucile ?Un peu mieux ce matin.
Vous la voyez qui dort. Voilà son Médecin.


CLÉON.

Mais pour une malade, elle est assez vermeille.


LISETTE.

Pardon, plus bas. Je crains que le bruit ne l’éveille.


MONTVAL.

Rien ne peut interrompre un sommeil si parfait ;
Il ne finira pas qu’il n’ait eu son effet.


CLÉON.

Durera-t-il long-tems ?


MONTVAL.

Durera-t-il long-tems ?Mais une heure & demie.


CLÉON.

Qu’elle est belle en dormant ! Et comme elle est grandie !
Plus je la vois de près, plus j’en suis enchanté :
Comment est-elle donc, lorsqu’elle est en santé ?
Elle charme les yeux, quand même elle repose.