Page:Boissy-Oeuvres de Théâtre de M. Boissy. Vol.2-1773.djvu/244

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Scène derniere.

CLÉON, MONTVAL, LE BARON, LA MARQUISE, LUCILE.



CLÉON, au Baron, à la Marquise, & à Lucile.

Approchez tous les trois, venez, soyez témoins
Du prodige nouveau qu’ont opéré ses soins ;
Lucile n’a plus rien à craindre de ma flamme,
D’un amour ridicule il a purgé mon ame,
Nous voilà tous guéris par son Art souverain,
N’en soyez plus surpris, il n’est plus Médecin.


LE BARON.

Ma fille nous l’a dit, ma sœur est détrompée,
Et je suis enchanté qu’il soit homme d’épée.
Il est toujours Poëte, & c’est ce que je veux.


CLÉON.

Ils s’aiment ; permettez que je les rende heureux,
Ils auront tous mes biens.


LUCILE.

Ils auront tous mes biens.Quel bonheur !


MONTVAL.

Ils auront tous mes biens. Quel bonheur ! Quelle gloire !


LE BARON.

Ô générosité, qu’on aura peine à croire !


LA MARQUISE.

J’ai fait une méprise, & viens de m’égarer.
C’est peu de l’avouer, je veux la réparer.

(à Cléon.)

Votre exemple, Monsieur, est des plus héroïques.
Je le suis, ils seront mes héritiers uniques.


LE BARON, à Cléon.

Nous devons…