Page:Bosc - De la fluxion périodique des yeux et de l'immobilité.djvu/37

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« En négligeant l’expression physionomique que l’animal conserve ordinairement, soit qu’il mange, travaille ou se repose, est-il nécessaire pour attester l’immobilité que les trois symptômes que nous venons de signaler (1° dans le repos : le faciès stupide, la nonchalance, et quelquefois la position si singulière des membres ; 2° pendant le travail : l’impossibilité de tourner en cercle ou de reculer ; 3° pendant la mastication : la lenteur des mouvements des mâchoires, et souvent leur suspension, leur arrêt) se rencontrent ? Non, pourvu que l’impossibilité de reculer soit suffisamment constatée, car c’est le caractère principal de l’immobilité et sans lequel ce vice ne peut exister, ainsi qu’il résulte de l’exposé des motifs du projet de loi devant les Chambres. »

Il ajoute : « Objectera-t-on que seule l’impossibilité d’aller en arrière ne suffit pas pour prouver l’immobilité, si d’autres présomptions ne viennent pas fortifier ce premier indice ? Mais si aucune cause apparente ou cachée n’explique cette impossibilité, à quel autre vice que l’immobilité pourrait-on la rapporter ? Dans le doute, ce qu’on peut contester, il n’y a aucune injustice, il y a même équité à se prononcer pour l’immobilité. Ce vice ne pouvant être matériellement démontré, il faut bien le juger par des inductions, et l’impossibilité de reculer en fournit une que la logique la plus exigeante ne saurait repousser, puisque l’expérience l’a depuis longtemps considérée comme une preuve certaine du vice qui nous occupe. »

Tel n’est pas l’avis de M. Lafosse qui croit pouvoir affirmer l’existence de l’immobilité, pourvu que le cheval ait seulement une difficulté notable de recul avec les autres signes de cette affection ; d’un autre côté il ne