Page:Bosquet - La Normandie romanesque.djvu/213

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
180
CHAPITRE IX.

entre deux galeries qui en sont peu distantes ; le second est placé à Carneville, presqu’au pied du menhir, dit la Longue pierre de Carneville, que nous avons déjà indiqué[1].

Dans le département de la Manche, outre les pierres tournantes et celles qui composent les Mariages des trois princesses, on compte encore quelques autres menhirs ou peulvans. Nous les désignons par le nom des communes où ils sont situés : — Menhir de Bouillon : placé près du chemin tendant de l’église de cette commune au village de Vaumoisson. — Menhir de Quinéville : placé à 400 mètres au nord-ouest de l’église de Quinéville. — Menhir de Saint-Sauveur-le-Vicomte : situé au pied de la lande de Rauville-la-Place, où il est connu sous le nom de Pierre butée. — Menhir des Pieux : élevé sur le penchant d’une falaise, précisément sur la limite de la commune des Pieux, et de celle de Flamanville. — Menhir de Flamanville : maintenant détruit et jadis surnommé la Pierre au Serpent. Ce surnom remonterait-il jusqu’aux Druides, le serpent étant considéré chez eux, ainsi que nous l’avons remarqué déjà, comme un emblème de la Divinité ? — Menhir de Négreville : placé proche de la rivière de Douve, sur la limite de Briquebec, au pied de la colline des Grosses Roches, dans le voisinage d’une des galeries couvertes de cette colline. — Menhir de Breuville : détruit, se trouvait à environ 200 mètres au nord du rocher tournant de Breuville. — Menhir de Maupertuis : placé dans un champ à quelque distance de l’église. — Menhir du Mesnil-Auval : il est peu considérable. Un autre menhir à peu près semblable de dimensions à celui-ci, se trouve entre l’église de Carneville et le château de Saint-Pierre-Église. — Menhir de Cosqueville, dit la Pierre plantée : remarquable pour se terminer en une espèce de tête conique, travaillée, à ce que l’on suppose, de main d’homme[2].

Dans le département de l’Orne, on a découvert les menhirs

  1. P. Le Fillastre, Annuaire de la Manche, 1833, p. 223, 224 et 225.
  2. P. Le Fillastre, Annuaire de la Manche, 1833, p. 225 et suiv.