Page:Boucherville - Une de perdue, deux de trouvées, Tome 2, 1874.djvu/274

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DEUX DE TROUVÉES.

dvez du punch et vous fumevez une pipe. — J’ai du bon tabac ; il y a de l’eau chaude suv le poêle.

Aussitôt que le volontaire fut sorti, M. Edouard prit son casque, endossa une redingote de volontaire, qui avait été laissée dans sa chambre par quelqu’un de ses amis ; et sa canne à la main, il se rendit au clos de bois de la rue St. Maurice, où nous savons ce qui lui arriva. Il avait eu l’intention de reconnaître les lieux, avant d’aller faire sa déposition au bureau de police. La convoitise lui avait fait commettre une fourberie, dont il fut bien puni.

Laissons le pour le présent sous sa tonne ; s’il n’était pas un homme loyal, ni un homme brave, il était au moins un homme de prudence ; il se résigna donc à rester tranquille et à ne pas faire le moindre bruit.


CHAPITRE XLV.


À huit heures précises, St. Luc était à l’endroit où il devait rencontrer cette jeune femme, qui l’avait fasciné par sa beauté et sa noblesse, après l’avoir d’abord intrigué par sa conduite mystérieuse. Son cheval brun était attelé à un élégant sleigh monté sur des patins hauts et étroits, dont les lisses étaient en acier. La voiture était solide et légère en même temps ; à un seul siège, pour deux personnes. Une peau d’ours noir était jetée sur le dos de la cariole. Une robe de peaux de castor, étendue sous les pieds et sous les oreillers du siège, ainsi qu’une ample et riche robe de peaux de loutre, bien molle, bien chaude et bien moelleuse, doublée en drap bleu,