Page:Bourotte - Le Devoir, 1867.djvu/9

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Le père juste et la famille heureuse ;
Lui, qui maintient dans les sociétés
Malgré le poids des inégalités,
Entre les rangs l’union vigoureuse.
C’est lui qui jette au-devant de la mort
Sœurs d’hôpital, soldats, savants et prêtres !…
Moteur unique enfin des nobles êtres,
Lui seul est grand, impérissable et fort.


Je sais qu’il est des heures douloureuses
De défaillance… et des nuits ténébreuses
Où vainement nous cherchons des flambeaux.
Je sais qu’il est des buts inaccessibles ;
Des missions que l’on dit impossibles ;
Et, trop souvent, de surhumains fardeaux…


Mais je sais bien aussi que Dieu se penche
Vers les lutteurs meurtris et défaillants ;
Je sais quelle aide il accorde aux vaillants
Quand leur sang coule et que sa main l’étanche…
Si cependant insensible à leur voix
Il paraissait se détourner parfois
Leur imposant tout le fiel du calice…
La palme est prête ! et le devoir est beau
Quand volontaire et lambeau par lambeau
Il offre un cœur au feu du sacrifice !