Page:Bouton - La Patrie en danger au 25 février 1848.djvu/12

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C’est du faubourg Saint-Denis que l’élan partit. Ce quartier était sillonné depuis quelques heures par des groupes des sociétés secrètes auxquelles les gens de la Réforme[1] avaient donné rendez-vous dès la veille. Soudain Lamieussens et Maillard rassemblent leurs voisins : David, limonadier, rue du Faubourg Saint-Denis, 55 ; Hibback, traiteur, rue de l’Échiquier, 27 ; La Barre, tailleur, rue du Faubourg Saint-Denis, 105 ; Mercier, doreur, rue de l’Échiquier, 10 ; Didier, rue du Faubourg-Saint-Denis, 55 ; Michel, tapissier, 11, rue de l’Échiquier, endossent leur uniforme et prennent la résolution de crier : Vive la Réforme ! en présence des troupes, quoi qu’il pût advenir.

Ils courent aux Menus-Plaisirs, rendez-vous de la 3e légion, et, devant le 1er léger, qui descendait de la caserne de la Nouvelle-France, ces six citoyens commencèrent leur protestation et entraînèrent les plus timides.

Il ne faut pas chercher midi à quatorze heures : La faiblesse du pouvoir se distingue jusqu’alors par deux actes dégagés de tout verbiage.

  1. De la Hodde, page 33.