Page:Bravat - Essai sur la race bovine gasconne.djvu/37

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.

secours, car c’est depuis cette époque jusqu’à l’âge de trois ans, qu’il prend son développement, compose son organisme.

On n’a pas l’air de se douter assez que sa conformation générale, son type, dépendent en grande partie de l’alimentation qu’il reçoit dans le jeune âge. C’est cependant un fait que démontrent surabondamment les écrits des hygiénistes et les faits pratiques que chacun est à même d’observer. Il faudra donc, pendant cette période, favoriser les bonnes tendances de l’organisme en donnant aux sujets une nourriture abondante et substantielle, surtout pendant l’hiver où ils sont misérablement nourris. Ce sera facile en pratiquant le mode de culture dont je me suis occupé plus haut.

C’est dans ce moyen que réside en partie l’avenir de l’amélioration de notre race.

Castration. — La castration est un autre moyen améliorateur auquel on ne prête pas généralement une assez grande attention. On a l’habitude de supprimer les fonctions génératrices par torsion du cordon testiculaire, opération qui porte le nom de bistournage. Je ne m’attacherai pas à rechercher quel est le meilleur mode d’opération. Qu’on emploie les uns ou les autres procédés, pourvu qu’on supprime les fonctions du testicule, le but sera atteint. Mais quelques considérations sommaires sur les effets de la castration, trouvent ici leur place.

La castration n’est pas simplement une opération de convenance qu’on doive pratiquer par routine ; c’est une opération à laquelle les bons effets quelle produit, donnent une très grande importance. Sans la castration, le taureau ne pourrait pas rendre économiquement des services ; arrivé à l’âge adulte, il deviendrait intraitable, exposerait celui qui le soigne à des accidents ; en outre, sa viande serait de très