Page:Brizeux - Œuvres, Histoires poétiques III-VII, Lemerre.djvu/221

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Brita
De l’Aber-Ildût, en Léon.


I

UN VOYAGEUR.

Lair brûle, des sillons sort une âcre fumée ;
Immobile, la mer brille comme enflammée.
Îles qu’on voit au loin calmes sous le ciel bleu,
Par cet ardent juillet quand la mer est en feu,
Heureux sont vos pêcheurs !… Vêtu de simple toile,
Oh ! s’endormir bercé sous l’œil clair d’une étoile,
Boire la brise fraîche et, sous les noirs îlots.
Parmi les gais poissons se jouer sur les flots !

UN HOMME DE LA CÔTE.

Une barque d’Ouessant[1], seigneur, vient à la rame ;
Elle approche ; à la barre est une jeune femme :
Vous pourriez au retour suivre ces îliens.
Bonnes gens aujourd’hui, bien que fils de païens. —

  1. En breton Eussâ, île du dieu Eusus.