Page:Buies - L'Outaouais supérieur, 1889.djvu/289

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verture de laine, une chemise et une paire de grandes culottes. Ils étaient nourris aux dépens de la Compagnie, pendant tout le temps que durait leur voyage. En outre, on leur permettait de trafiquer avec les sauvages, ce qui rapportait à plusieurs d’entre eux plus que la valeur de leurs gages.

Les guides, qui étaient d’une grande utilité pour la Compagnie, servaient aussi d’interprètes. On leur donnait une certaine quantité de marchandises, et, en outre, de mille à trois mille livres d’appointements.

Les conducteurs des canots se divisaient en deux classes : les maîtres d’équipage, les pilotes ou timoniers formaient la première ; et les rameurs, la seconde. Ce qu’on fournissait aux pilotes et aux maîtres d’équipage, indépendamment de leurs gages, consistait en deux couvertures de laine, deux chemises, deux paires de culottes longues, deux mouchoirs de cou, quatorze livres de tabac en carottes, et quelques autres petits articles. Les rameurs recevaient les mêmes objets, à l’exception du tabac, dont on ne leur donnait que dix livres. Tous ces gens étaient désignés sous les noms d’hiverneurs et d’hommes du Nord. Plus de sept cents sauvages, hommes, femmes ou enfants, étaient attachés aux rameurs et nourris aux dépens de la Compagnie.[1]

  1. Id.