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exploitation forestière

est particulièrement utile pour les ouvrages en bois courbé, meubles, pièces de charronnerie, cercles de tonneaux et de cuves, certains manches d’outils, etc. On en fait des avirons excellents, des instruments aratoires, des boiseries, etc.

Le Noyer blanc, dont le bois compacte, tenace et flexible est surtout employé dans la carrosserie, la fabrication des manches d’outils, des instruments aratoires, etc.

Le Noyer à noix douce ressemble beaucoup au précédent.

Le Noyer tendre ou à noix longue donne un beau bois d’ébénisterie.

L’Orme blanc, ulmus americana, est un grand arbre dont les branches en se recourbant forment comme un gigantesque bouquet aux longues tiges flexibles. Son bois fait de bonnes charpentes, des moyeux, jantes de roues, carènes de navires et roues de moulins.

Le Bouleau blanc, dont le tronc blanc, lisse, élancé, atteint jusqu’à vingt pieds de hauteur : l’écorce est composée d’enveloppes superposées, très minces, se déroulant comme le ferait du papier. On utilise son bois surtout pour fabriquer des fuseaux et des bobines pour les filatures. Avec l’écorce les Indiens font des canots, résistants et légers, propres aux transports sur des rivières au cours impétueux, où il serait presque impossible de faire manœuvrer d’autres embarcations.

Le bouleau blanc donne une pulpe aussi facile à blanchir que celle fournie par le peuplier. Dans le procédé mécanique c’est un bois trop dur à moudre pour être d’un emploi profitable.