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québec en 1900

depuis la fusion de cette dernière compagnie avec celle du Richelieu, président de la Banque Nationale, où il me refuse régulièrement de l’escompte avec une louable prudence, M. McGreevy, dis-je, comprit qu’il fallait changer le mode d’opérations suivi jusque-là et demanda à la Législature l’autorisation de transporter des passagers dans toute la province. Cette autorisation il l’obtint, et c’est de là qu’on peut dater le point de départ de la ligue régulière des bateaux allant de Québec à Chicoutimi.


Les affaires brillantes de l’année 1872 permirent à la compagnie du St-Laurent d’acheter, l’année suivante, deux nouveaux vapeurs, le St-Laurent et le Saguenay, et de réserver le Clyde pour un service spécial sur la rive sud, comprenant les paroisses de Berthier, L’Islet, St-Jean-Port-Joli, Rivière-Ouelle et Kamouraska.

Depuis quelques années, cette dernière ligne a été supprimée, principalement à cause des ennuis de toute espèce, des retards, des pertes de temps et des irrégularités qui sont la conséquence du flux et du reflux sur les interminables battures des paroisses riveraines.

L’établissement de cette ligne régulière eut des résultats immédiats. Les colons du Saguenay, qui n’avaient eu jusque-là d’autre marché que les chantiers locaux de M. Price, purent dès lors envoyer librement leurs produits à la ville, et ces produits prirent rapidement une importance signalée.

Nous pouvons dire que sans la direction intelligente et