Page:Buies - Récits de voyages, 1890.djvu/99

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
101
sur les grands lacs

II


La ville de Sainte-Marie, quoique d’un aspect un peu sauvage, est néanmoins pittoresque ; elle est tout entière sur le territoire américain, de même que le canal qui porte son nom. Celui-ci, ouvert pour la première fois à la navigation le 18 juin 1855, était entièrement reconstruit et complété en 1882, au prix de deux millions, 405 mille dollars. Ce canal, qui a près d’un mille de longueur, quatre-vingts pieds de largeur, seize pieds d’eau sur les seuils, peut admettre des navires jaugeant plus de deux mille tonneaux. Ses écluses, au nombre de deux, ont cinq cent-cinquante pieds de long et rendent insensible la descente de dix-huit pieds seulement qu’accomplit le Sault, sur un parcours d’un demi-mille, avant d’atteindre la rivière Sainte-Marie, qui relie le lac Supérieur au lac Huron.

Jusqu’au 9 juin 1881, le canal a été en la possession et sous le contrôle de l’État du Michigan, qui prélevait les droits de passage pour défrayer les dépenses. Depuis lors, la propriété en a été transférée au gouvernement des États-Unis.