Page:Bulletin de la fédération des sociétés d'horticulture de Belgique, 1860.djvu/142

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constitue pour notre pays une situation anormale et pleine de dangers, la crise alimentaire que la Belgique vient à peine de traverser, démontre suffisamment que nos produits territoriaux ne sont plus en rapport avec la population ; nous avons dû chercher au dehors des ressources que notre sol nous refusait, et l’on a compris, peut-être un peu tard, la nécessité de proclamer la liberté du commerce des grains et du bétail étranger.

« Mais, si nous devons chercher à l’extérieur un supplément de ressources alimentaires, il serait bien mieux encore de les trouver chez nous, en améliorant toutes les branches de la production. Sur ce point, rien n’est indifférent, les produits des vergers et des jardins sont presque aussi importants dans l’économie domestique et l’alimentation des familles, que les produits des campagnes… »

Ces considérations, et d’autres de même nature, accueillies favorablement par M. le Ministre, furent prises en considération, et l’année suivante, au mois de juillet 1848, M. Royer reçut du département de l’intérieur, l’invitation de présenter ses propositions au congrès agricole convoqué pour les fêtes de septembre.

En effet, le mémoire, présenté au congrès, fut au nombre des diverses propositions renvoyées à l’examen de la quatrième section de cette assemblée. Une autre proposition, tendante aussi à la création d’un comité de Pomologie, avait été formulée par MM. Laurent de Bavay et Hennau, professeur d’économie politique à l’université de Liége.

Ces vues obtinrent un assentiment général dans la section. Cependant, une question de priorité fut soulevée entre les diverses propositions déposées sur le bureau. Après une longue discussion, environ 90 voix sur 120 votants assurèrent la priorité à la proposition déposée par MM. Royer, de Bavay et Hennau, et M. Van Parys fut chargé de motiver des conclusions dans ce sens, en assemblée générale du congrès.

Parmi les arguments présentés par le rapporteur et quelques orateurs qui prirent la parole en faveur du projet, nous reproduisons les considérations suivantes :


Le rapporteur :

« Parmi les nombreuses questions sur lesquelles l’attention de votre 4me section est appelée, il en est une dont l’utilité et l’urgence ont été constatées et admises par tout le monde… Cette question, Messieurs, est relative à une branche de l’horticulture, la Pomologie.

« La proposition que la section m’a chargé de vous développer, est conçue comme suit :

« La 4me section exprime le vœu que le Congrès veuille appuyer près du Gouvernement sur l’utilité et la nécessité de l’institution d’un comité central de Pomologie.