Page:Bulletin de la fédération des sociétés d'horticulture de Belgique, 1860.djvu/143

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« Messieurs, l’utilité de cette partie de l’horticulture n’est pas contestable. Son importance sur la santé publique, les produits de cette source de prospérité sont tellement réels, qu’il ne faut pas de longs développements pour en faire sentir tous les besoins.

« La situation particulière de la Belgique, placée au centre de l’Europe, et la fertilité de son sol, est surtout propre à cette culture qui doit la rendre un jour, si je puis m’exprimer ainsi, le jardin de l’Europe, cette situation, dis-je, explique l’opportunité de la proposition.

« Jusqu’ici, tout le monde a pu s’en convaincre, la pomologie a fait peu de progrès dans nos cultures. Les bons fruits y sont encore très-peu répandus ; la culture des arbres y est peu soignée ; il suffit d’examiner les fruits exposés sur nos marchés, pour se convaincre de l’utilité d’un point central, d’une inspection toute particulière sur cette branche de nos produits agricoles. La formation d’un comité qui élaborerait des projets nouveaux, aurait encore le grand avantage de centraliser, de rendre uniformes les mesures qui pourraient être prises.

« Le premier moyen qui a été indiqué, est celui de la rédaction d’une Pomone belge, ouvrage qui contiendrait les noms des fruits connus, (toutefois d’une manière certaine), les qualités de ces fruits et les terrains qui leur seraient le plus avantageux. Aujourd’hui, il faut bien le reconnaître, la pomologie a fait si peu de progrès que souvent tout en ayant le désir et souvent la conviction d’avoir un fruit nouveau et excellent, on n’obtient qu’un fruit généralement connu sous des noms différents et qui se trouve déjà dans le commerce des pépinières ; de telle sorte que, trompé dans son attente, on est découragé, et l’on renonce à une collection si difficile à acquérir… »


M. Ducpectieaux :

« Il s’agit d’envisager la production des fruits au point de vue de l’alimentation et des substances alimentaires ; si nous calculons la proportion dans laquelle les fruits entrent dans l’alimentation en Belgique, nous ne trouvons qu’une fraction très-minime. Dans d’autres pays, au contraire les fruits constituent une source puissante d’alimentation ; c’est ainsi qu’en Allemagne, dans certaines fermes bien constituées, on trouve des fruiteries ou magasins, contenant des quantités assez considérables de fruits pour suppléer à l’insuffisance d’autres denrées alimentaires… »


M. Pelletier :

« Le premier orateur demande un comité de Pomologie ; le second recommande ce comité au point de vue de la subsistance. À mon tour, je viens dire que la Pomologie doit être un chapitre de l’instruction primaire, qui, en ce moment préoccupe tous les esprits. Quand l’instruction agricole primaire sera suffisamment organisée, on pourra