Page:Bulletin de la société géologique de France - 1re série - 2 - 1831-1832.djvu/49

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M. Michelin propose de compléter l’ouvrage sur les fossiles de Paris, dont M. Deshayes a regretté de ne pouvoir donner que douze livraisons.

M. Walferdin propose de décider que le local de la Société sera ouvert tous les lundis qui ne sont pas consacrés aux séances ordinaires, pendant la soirée, pour qu’on puisse lire et consulter les ouvrages que possède la Société.

Ces deux propositions sont renvoyées au conseil.

On lit une Notice géognostique sur la environs d’Oran par M. Rozet.

« Ayant été envoyé à Oran pour lever le plan des environs de cette ville et pousser quelques reconnaissances dans l’intérieur du pays, j’ai profité de la circonstance pour en étudier la constitution géognostique.

Les formations de cette contrée présentent des Faits très-curieux et dont la connaissance parfaite exige une étude approfondie des roches et des espèces fossiles que j’ai réunies ; c’est pourquoi je ne donne maintenant qu’une notice succincte, me réservant, à mon retour en France, de publier un Mémoire fort-étendu, accompagné de coupes et d’une carte topographique.

Oran est situé sur le bord de la mer, dans le fond d’une baie. Au sud et à l’est, se développe une vaste plaine, coupée par quelques petits côteaux qui s’étendent jusqu’au pied de l’Atlas, dont la chaîne, éloignée de six ou sept lieues, court E.-N. E. à O. S. O. À l’ouest, la ville est dominée par de hautes montagnes, le mont Mezetta, la montagne de Santa-Crux, qui s’élèvent le premier à 458 mètres et l’autre à 400 mètres àu4dessus du niveau de la Méditerranée.

Les ramifications de ces montagnes s’étendent fort loin vers l’ouest et le sud-ouest. Au-nord-ouest d’Oran se trouve la baie de Mars-el-Keber, la seule où les bâtimens puissent mouiller. Cette baie est entourée par les monts Rammra qui atteignent 4718 mètres d’élévation absolue. Après le fort de Mars-el-Kebre, situé à l’extrémité nord de la baie, vient une côte fort escarpée, à laquelle succède la place de las Agguadas, qui, s’étend jusqu’au cap Falcon, à quatre lieues N. O. d’Oran. C’est à ce point que mes observations se sont arrêtées du côté de l’ouest ; au sud et à l’est je n’ai pu m’avancer seulement qu’à six mille mètres de la ville, parce que je n’avais que soixante hommes d’escortes, et que les arabes, épouvantés par nos opérations, s’étaient réunis au nombre de 2 ou 300, et nous faisaient une guerre continuelle.