Page:Bulletin de la société géologique de France - 1re série - 3 - 1832-1833.djvu/381

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qu’elle va publier sous le titre d’annales de la Société entomologique de France, qui formeront chaque année un volume de 4 à 500 pages, accompagné de 12 à 18 planches.

M. Boué communique à la Société le second volume de la description physique et médicale des sources minérales les plus communes des pays principaux de l’Europe, par M. Ozann (Physik-Medicinisch Darstellung derbek Heilquellen, etc.), în-8°. Berlin, 1832.

On se rappelle que le 1er volume contenait des généralités sur les eaux minérales (voy. Bull., v. 2, p. 125 et 213), tandis que ce deuxième volume est consacré aux détails individuels, sur les sources minérales de la Belgique, de la Hollande, de l’Allemagne, de la Prusse et de toute la monarchie autrichienne.

On lit ensuite deux lettres adressées à M. Boué, par M. le comte Razoumowski et M. Steininger.

M. le comte Razoumowski exprime ses remerciemens de ce que la Société a agréé son grand travail manuscrit sur Carlsbad : il a été renvoyé au conseil, qui a prié M. Boué d’en faire un extrait ; cet extrait sera lu à la prochaine séance et imprimé dans le Bulletin.

La lettre de M. Steininger, contient le passage suivant :

« Je vous envoie les dessins de deux pétrifications rares qui pourraient bien être des espèces nouvelles ; l’une estune ammonite, qu’on pourrait nommer Ammonites nummis malis, qui a été trouvée dans l’argile schisteuse d’une mine de houille près de Sarrebruck ; elle est changée en pyrite. L’autre est un scaphite, que l’on pourrait nommerScaphites gigas [1] ; il a été trouvé dans le calcaire conchylien (Muschelkalk), près de Sarreguemines ; je vous laisse juger si vous les croyez dignes d’être publiées. »

M. Steininger fait ensuite quelques observations relatives

  1. M. Michelin a fait observer que le fossile considère par M. Steininger, comme un Scaphites gigas, ne lui paraît être qu’un échantillon d’ammonite très comprimé.