Page:Bulletin de la société géologique de France - 1re série - 4 - 1833-1834.djvu/84

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de la même époque, et qui se sont formées sur les points où le foyer intérieur a pu s’ouvrir quelques soupiraux.

« Rarement les matières fondues ont pu se faire jour à la surface ; cependant on en voit des exemples à Mont-Chalme et à Mont-Sineyre. Le foyer volcanique se dirigeant alors vers le nord s’ouvrit d’abord à Monteynard, puis forma les Puys de l’Enfer, de la Rodde, de la Vache, de Lassolas, etc., avec les laves qui en sont sorties, et continuant dans la même direction, souleva le Puy-de-Dôme et ses analogues, et ne s’arrêta qu’au Puy-de-Chalard, après s’être épuisé en vomissant une foule de coulées, parmi lesquelles on remarque principalement celles de Côme, Pariou, Louchadière et la Nugère.

« Peut-être tous les sommets trachytiques, qui sont en général extrêmement élevés, sont-ils dus à la même cause ; et selon des circonstances accessoires, ils ont pu se crevasser fortement comme, le Mont-Dore ; très peu, comme le Puy-de-Dôme ; ou pas du tout, comme Sarcouy, Clierzou ; et je crois qu’il faut attribuer aux volcans modernes que je distingue des contemporains, non seulement les effets visibles que personne ne conteste, mais d’autres au encore qui ne se montrent pas entièrement à la surface du sol, ou qui sont tout-à-fait cachés[1]. »

« M. Lecoq termine ce Mémoire en faisant remarquer l’alignement des Puys volcaniques modernes, du Mont-Dore et du Cantal. Il a observé que tous ces volcans se sont fait jour sur plusieurs lignes parallèles, dont la principale est un long filon, ou plutôt une large couche d’amphibolites qui forment en général le point de partage des eaux, et auxquelles il attribue le soulèvement du sol primordial avant toutes les éruptions volcaniques.

« Telles sont les principales idées émises dans ce Mémoire, qu’il est du reste presque impossible d’analyser. Il est assez long, et rempli de détails sur les localités, ce qui rend son étude nécessaire à ceux qui voudront s’occuper du Mont-Dore, et de la question des cratères de soulèvement. L’auteur est entièrement pour le soulèvement ; mais il attribue aussi aux érosions une grande part dans le creusement des vallées. »

À la suite de la lecture de ce Mémoire, M. l’abbé Croizet demande la parole. Tout en applaudissant à la partie descriptive

  1. Recherches sur l’origine et la constitution des Puys feldspathiques des Monts-Dômes. Annales scientifiques de l’Auvergne. Tome I, pag. 65-97.