Page:Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine, volume 8.djvu/150

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pourraient bien aussi en fournir une (lenxième indirecte, se présente alors à l’esprit. L’on entrevoit maintenant la possibilité d’une seconde ligne sur laquelle on pourrait chercher Cotibaristunî et Sipia, et qui, au moins, si elle n’est pas la voie de la Table Théodosienne, sera une deuxième grande voie de Juliomagns (Empire) ou d’Andecavi (Angers) à Rennes, dans des conditions (l’existence analogues a celle de la première. L’on conçoit tout l’intérêt de pareilles recherches. Elles peuvent nous amener a découvrir le tracé inconnu de quelques grandes voies données par les Itinéraires, ou nous en faire deviner dïmtres dont ils ’ont pas fait mention, et qui remplissent une (les lacunes de leur grand réseau.

Considérons d’abord le premier. des fragments de voie, celui de Venelles. Il se dirige, avons-nous dit, dîme part sur

la Gravelle et Laval, et par suite sur le Mans, et, d’autre.

part, surNouvoitou, et par conséquent sur Rennes. N’est— ; il pas naturel (l’admettre qu’il appartient à la ligne, encore inconnue sur le terrain jusqu’à nos jours, de Rennes au

Mans (Subdinum) ? Après avoir examiné attentivement l’em-‘ , placement probable de cette lignerions croyons pouvoir en

indiquer approximativement le tracé, guidé par des noms qui tlêeèlent une origine romaine. En effet, remarquons que de Venèfles sa direction nous conduit au village d’Êtrelles. On le sait, ce nom, qui paraît Àvenirde Strata, motnqui rappelle la Stratification des anciennes routes, est un de ceux qui s’applique-ut à plusieurs villages situés sur tes voies ; nous nous contenterons de citer celui, dans la Ilaute-Saône, que nous savons, d’après les fouilles que nous’avons faites, être situé sur la voie romaine de Besançon à Langres. Après Êtrelles vient la Gravelle. Ce nom, qui rappelle le mot gravier, empierrement (gtarru), est encore un des signes caractéristiques d’un chemin antique. Vient ensuite Laval, où a existé un