Page:Burckhardt - La civilisation en Italie au temps de la Renaissance. Tome 1.djvu/374

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comme un hébraïsant très-érudit, Mag. Vincentius était professeur à Bologne en 1488 ; comp. Costituzione, discipline e ri/omê dsir antico studio bolognese, memoria del prof. Luciano Scarahelii, Piacenza, 1876 ; professeur à Rome en 1514 : Agarius Guidacerius, d’après Gregoroviüs, Vili, p- 292, et les passages qui y sont cités. Sur GüiD., comp. SteinSGHNEIDER, Manuel de bibliographie, Leipzig, 1859, p. 56, 157-161.

APPENDICE No 4.


L’activité littéraire des Juifs en Italie est trop grande et elle a eu une influence trop considérable sur les Italiens pour qu’on puisse tout à fait la passer sous silence. Les remarques ci-dessous que j’ai reléguées parmi les notes pour ne pas trop encombrer le texte, sont le fidèle résumé des communications de M. le docteur M. Steinschneider de Berlin, que je me fais un devoir de remercier ici pour son empressement à m’obliger. Steinschneider lui-méme a donné des renseignements complets sur le sujet qui nous occupe dans sa dissertation aussi savante qu’instructive : Litteraiura italiana dei Giudei, qui a paru dans la Revue intitulée : Jl Buonarotti, vol. VI, VIII, XI, XII, Rome, 1871-77 ; je renvoie à cet ouvrage une fois pour toutes.

Il y avait beaucoup de Juifs à Rome à l’époque du second temple, ils avaient si bien adopté la langue et la culture italiennes que même sur les tombeaux ils ue se servaient plus de la langue hébraïtjue, mais du grec et du latin. (AWes de Garucci, comp. Steinschneider, Bibliographie hébraïque, VI (1863), p. 102.’ C’est surtout dans la basse Italie que, pendant le moyen âge, la culture grecque se conserva chez les Juifs comme chez le reste de la population. D’après la tradition, quelques Juifs ont suivi les cours de l’université de Salerne, et plusieurs d’entre eux ont, par leurs travaux scientifiques, rivalisé avec les chrétiens(comp. Steinschneider, Donnolo, dans les Archives de Virchow, t. xxxix et XL). Cette prépondérance de la culture grecque subsista jusqu’à la conquête de la basse Italie parles Arabes. Mais, même avant cette époque, les Juifs de l’Italie centrale s’étaient efforcés d’égaler ou de devancer ceux de leurs coreligionnaires qui habitaient le sud du pays ; les savants juifs se concentrèrent à Rome, et, dès le dixième siècle, ils se répandirent jusqu’à Cordoue, Kairounn et dans l’Allemagne du Sud. Grâce à ces émigrations, les Juifs italiens s’emparent de l’enseignement hébraïque. Ils ont exen é indirectement une grande influence par leurs ouvrages, particulièrement par le livre d’Arueh, écrit par Nathan ben ïeeLiel (1101),