Page:Calloch - A Genoux.djvu/101

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MA RACE

Où est son berceau ?… Les livres ne le disent pas. — Nos Pères étaient fiers des gloires de son origine, — Mais depuis longtemps dans leurs tombes froides ils sont couchés, — Et avec eux, sous la terre, dort leur secret.

Au seuil de l’Antiquité nous la trouvons. Elle est debout, — Sa main sur son épée de fer, de l’audace dans ses yeux, — À l’est du Rhin elle se propageait alors, — Et l’Europe tremblait sous le galop de son cheval de bataille.

Ma race ne craignait que le Ciel, rien au-dessous ! — Mais un désir ardent vivait dans son cœur, — Mais son esprit nourrissait un rêve large : — L’Occident ! aller à l’Occident vers un monde nouveau !