Page:Calloch - A Genoux.djvu/102

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Et un jour : « Ô Occident, je vais à toi », dit-elle… — Derrière les guerriers marchaient les femmes, — Nuit et jour ils avançaient avec la force de la marée d’équinoxe, — Et au fond des cieux le regard de Dieu les escortait.

Franchi le fleuve, franchies les montagnes, — franchis même par quelques uns les périls du Détroit, — Ils virent le soleil se lever sur des pays — si agréables qú’un hourra jaillit des lèvres de tous.

« Halte ! dit ma Race. Ici le ciel est doux — les horizons de ce pays, il fera bon vivre avec eux, — Ici le long des âges, je bercerai mon âme — Dans la tristesse de l’Océan semblable à ma tristesse… »

Ô Armorique et Gaule, Irlande et Bretagne, — De toute éternité vous étiez destinées par le Créateur