Page:Calloch - A Genoux.djvu/103

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À être les saintes patries des guerriers forts de la Celtie, — Les reines des patries et les forteresses de l’Honneur !

Aujourd’hui, je le sais, vous êtes méprisées de tous : — Après avoir été la lumière de l’Europe, ô Race Celtique, — Aujourd’hui tu t’es couchée à l’Occident comme le soleil, — Mais quand le matin reviendra tu te lèveras comme lui.

Tu te lèveras comme le soleil ! Arthur n’est pas mort ; — Nous sommes trente millions de Celtes qui l’attendons toujours, — Si Dieu veut nous aurons l’occasion de frapper plus d’un coup terrible ; — S’Il veut, les jours d’Ambigate reviendront.

II

Le druide enseignait : « Il y a un Dieu ; il n’y en a pas deux ; — Il y a un autre monde ; nous sommes tous soumis à la nécessité… » — Mais une chose vous manquait, ô Pères : — À l’Espérance votre âme païenne était fermée.