Page:Calloch - A Genoux.djvu/112

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Tu te moquais du Sauveur et de Sa grâce : — Et voici venue la Grande Guerre ! — Voici l’enquête sanglante sur le Droit et le Tort ; — Voici dix peuples jetés au milieu des tueries, — Dix pauvres pays saignés jusqu’à la dernière goutte. — Voici que des canons sauvages crachent des obus de plomb, — Voici que des vaisseaux cuirassés purgent les mers ; — Voici le deuil et l’incendie et la ruine dans les villes ; — Voici les terres riches transformées en charniers : — Voici la Chrétienté dépeuplée ! Ô les cadavres des jeunes hommes sur la prairie !… Reconnaîtras-tu, maintenant, Dieu et son Verbe saint, — Europe, laveras-tu tes péchés dans ton sang ?… — Hélas, hélas ! Je vois que tu demeureras ce que tu étais : — Et sans que nul ne se lève pour aller sur Ses traces, Par les routes rouges de l’Europe Jésus traîne Sa Croix.