Page:Calloch - A Genoux.djvu/113

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III

Et ma dure Vision disparut. — Et je cherchais toujours, parmi les nuages déchirés, — S’il ne venait pas, pour mon Christ lassé, un Cyrénéen… — Hélas ! Il restait tout seul, tout seul, — Et moi je ne pouvais rien ! Alors, en gémissant, — Je me suis retourné vers le Grand Ange muet à mes côtés : « Ô Ange, ô Ange, ô Ange ! Ne se lèvera-t-il personne — À la fin, pour tenir compagnie, à notre Jésus ? Est-ce que le Monde est trop vieux pour avoir gardé — Le souvenir de Celui qui mourut pour son péché ? » — Le Grand Ange ne me répondit qu’un mot : « Regarde ! » Et au milieu de la Mer Occidentale, je vis, inébranlables, — Deux peuples, parents par le sang, agenouillés sur le chemin. « Ceux-ci, dit l’Ange, sont ses Cyrénéens.