Page:Cantillon - Essai sur la nature du commerce en général.djvu/159

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



Le fer, qui est toujours utile & assez durable, ne serviroit pas mal, si on n’en avoit pas d’autres plus propres. Il se consume par le feu ; & par sa quantité il se trouve de trop grand volume. On s’en servoit depuis Lycurgue jusqu’à la Guerre du Pelopponese : mais comme sa valeur étoit nécessairement reglée sur l’intrinseque ou à proportion de la terre & du travail qui entroit dans sa production, il en falloit une grande quantité pour une petite valeur. Ce qu’il y avoit de bisare, c’est qu’on en gâtoit la qualité, par le vinaigre, pour le rendre incapable de servir aux usages de l’homme, & pour le conserver seulement pour le troc : ainsi il ne pouvoit servir qu’au seul Peuple austere de Sparte, & n’a pû même continuer chez eux, dès qu’ils ont étendu leur communication avec les autres Païs. Pour ruiner les Lacé-