Page:Cantillon - Essai sur la nature du commerce en général.djvu/202

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argent comptant, entre ces deux Commerçans, que la somme qui paiera la différence de ce que l’un a fourni de plus.

Si un Marchand, dans un Bourg, envoie à un correspondant dans la Ville des denrées de la Campagne pour vendre, & si celui-ci renvoie au premier les marchandises de la Ville dont on fait la consommation à la Campagne, la correspondance durant toute l’année entre ces deux Entrepreneurs, & la confiance mutuelle leur faisant porter en compte leurs denrées & leurs marchandises au prix des Marchés respectifs, il ne faudra d’autre argent réel pour conduire ce commerce, que la balance que l’un devra à l’autre à la fin de l’année ; encore pourra-t-on porter cette balance à compte nouveau pour l’année suivante, sans débourser aucun argent effectif. Tous les Entre-