Page:Cantillon - Essai sur la nature du commerce en général.djvu/282

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fois, la quantité de blé qu’on y seme, suivant la bonté du terroir & l’industrie des Habitans. Elle multiplie les fruits & les bestiaux. Le Fermier qui en conduit le travail a ordinairement les deux tiers du produit, dont un tiers paie ses frais & son entretien, l’autre lui reste pour profit de son entreprise.

Si le Fermier a assez de fond pour conduire son entreprise, s’il a tous les outils & les instrumens nécessaires, les chevaux pour labourer, les bestiaux qu’il faut pour mettre la terre en valeur, &c., il prendra pour lui, tous frais faits, le tiers du produit de sa Ferme. Mais si un Laboureur entendu, qui vit de son travail à gages au jour la journée, & qui n’a aucun fond, peut trouver quelqu’un qui veuille bien lui prêter un fond ou de l’argent pour en acheter, il sera en état de donner à ce Prêteur toute la