Page:Cantillon - Essai sur la nature du commerce en général.djvu/362

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ce ; c’est une preuve que l’or qu’on tire du Portugal suffit non-seulement pour païer la balance que l’Angleterre envoie en Hollande, en Suede, en Moscovie, & dans les autres États où elle doit, mais qu’il reste encore de l’or pour envoïer fabriquer à la Tour, & la quantité ou somme de cette balance générale se connoît par celle des especes fabriquées à la Tour de Londres.

Mais si les matieres d’or se vendent à Londres au marché, plus haut que le prix de la Tour, qui est ordinairement de trois livres dix-huit schelings par once, on ne portera plus de ces matieres à la Tour pour les fabriquer, & c’est une marque certaine qu’on ne tire pas de l’Étranger, par exemple du Portugal, autant d’or qu’on est obligé d’en envoïer dans les autres païs où l’Angleterre doit : c’est une preuve que la balance générale du com-