Page:Caouette - Le vieux muet ou un Héros de Châteauguay, 1901.djvu/52

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Leur dessein était d’arriver du premier coup au cœur du pays, à Montréal. Mais ce joli plan fut déjoué par la milice canadienne ; et les soldats de l’Oncle Sam, après avoir essuyé de grands revers, se retirèrent, l’humiliation et la rage dans l’âme !

Cependant, ils n’avaient pas abandonné l’idée de s’annexer le Canada, mais ils en remettaient l’exécution à plus tard.

Sir George Prévost, de son côté, ne négligea rien pour organiser la défense de la colonie. Il invita tous les hommes de bonne volonté à prendre les armes afin de repousser pour toujours les envahisseurs.

L’appel du gouverneur général fut entendu. Dans plusieurs paroisses, exclusivement canadiennes-françaises, on fit de nombreuses recrues.

Le capitaine M. L. Juchereau-Duchesnay, un des amis les plus dévoués du lieutenant-colonel de Salaberry, avait accepté la tâche de faire une levée de soldats.

Un dimanche du mois de mai 1813, il arrive à Sainte-R…

Après la messe, le maire le présente aux paroissiens, et leur dit que le brave capitaine va leur expliquer le but de sa visite.

La haute stature de l’étranger, sa figure sympathique, et le bel uniforme qu’il porte,