Page:Carmontelle - Proverbes dramatiques, Tome 4.djvu/173

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



M. DE S. HILAIRE

Le voici, Monsieur. Je suis très-amoureux d’une Demoiselle fort aimable que j’ai même envie d’épouser, je crois lui plaire, & cet homme ne cesse point de venir dans la maison ; vous entendez ?


M. GALAND.

Oui, Monsieur, très-bien.


M. DE S. HILAIRE

Or, comme il paroît vouloir déterminer la mère de cette Demoiselle en sa faveur, je ne vois pas d’autre parti à prendre que de l’expulser de cette maison. N’est-ce pas expulser qu’il faut dire ?


M. GALAND.

Oui, Monsieur.


M. DE S. HILAIRE

Je trouve bien que de le faire sauter par les fenêtres seroit plus court ; mais il pourroit en mourir, & pourvu qu’il n’y revienne plus, c’est tout ce qu’il me faut ; ainsi les coups de bâton pourroient peut-être lui suffire. Conseillez-moi.


M. GALAND.

Monsieur, il pourroit arriver que…