Page:Carmontelle - Proverbes dramatiques, Tome 4.djvu/186

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M. SANGLIER.

Et moi, donc ? Je ne reste pas les bras croisés. Croyez-vous que je ne gémisse pas de cette décadence du goût ?


M. PILLIER.

Armide avoit réussi.


M. SANGLIER.

J’en espérois beaucoup.


M. PILLIER.

Il faudroit redonner Armide.


M. SANGLIER.

Sans doute ; mais faites entendre cela à tout Paris.


M. PILLIER.

Ils aimeront mieux tout perdre.


M. SANGLIER.

Ils nous proposeront de mettre l’Opéra-Comique à l’Opéra, & d’y joindre des Ballets.


M. PILLIER.

Il ne faut pas le souffrir.


M. SANGLIER.

J’y suis bien résolu.


M. PILLIER.

Mais, comment l’empêcher ?


M. SANGLIER.

Emparez-vous du Parterre.